TJ 44109, 26 juin 2026, RG 25/00240
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Texte de la décision
TRIBUNAL
JUDICIAIRE DE [Localité 1]
[Adresse 1]
[Localité 2]
5ème chambre cab. E
JUGEMENT
du 26 Juin 2026
minute n°
N° RG 25/00240 - N° Portalis DBYS-W-B7I-NPUB
[B], [Z], [S] [O] épouse [R] [J]
C/
[T] [R] [J]
Art. 1107 CPC - Demande en divorce autre que par consentement mutuel
Le 26/06/2026
CE+CCC : Me Cluzeau
CE+CCC : Me Gizard
extrait exécutoire IFPA
CCC : enregistrement
CCC : dossier
JUGEMENT DU 26 JUIN 2026
Juge aux Affaires Familiales :
Isabelle DOSSISARD, Juge
Greffier :
Christine BLETEAU
Débats en chambre du conseil à l’audience du 22 mai 2026
Jugement prononcé à l'audience publique du 26 Juin 2026
ENTRE :
[B], [Z], [S] [O] épouse [R] [J]
née le [Date naissance 1] 1990 à [Localité 3]
[Adresse 2]
[Localité 4]
Comparant et plaidant par
Me Simon CLUZEAU de la SELAS AGN AVOCATS NANTES, avocats au barreau de NANTES
- 316
ET :
[T] [R] [J]
né le [Date naissance 2] 1988 à [Localité 5], DISTRICT FÉDÉRAL (Mexique)
[Adresse 3]
[Localité 6]
Comparant et plaidant par
Me Amélie GIZARD de la SARL AMELIE GIZARD, avocats au barreau de NANTES
- 279
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS :
Madame Isabelle DOSSISARD, Juge aux Affaires Familiales, statuant publiquement après débats en chambre du conseil, par jugement contradictoire, et en premier ressort,
DITque le juge français est compétent pour statuer sur l’intégralité du litige ;
DIT que la loi française est applicable à l’entier litige ;
DECLARE recevable la demande en divorce formée par Mme [B] [O] ;
Vu l’acte de mariage dressé le 23 juillet 2014 ;
Vu l’assignation en divorce du 14 janvier 2025 ;
PRONONCE le divorce des époux [T] [R] [J] / [B] [O] pour altération définitive du lien conjugal ;
ORDONNE la publicité prévue par l’article 1082 du Code de Procédure Civile ;
HOMOLOGUE la convention en date du 27 avril 2026 établi par Maître [N] [G], notaire associé à [Localité 1], et dans laquelle les époux liquident et partagent leur communauté, laquelle convention prendra effet à la date de prononcé du présent jugement, et pourra être exécutée dès que le présent jugement aura acquis force de chose jugée ;
DIT que, dans les rapports entre époux et en ce qui concerne leurs biens, l’effet du présent jugement de divorce sera reporté au 14 janvier 2023 ;
CONSTATE la déchéance de plein droit de toutes les donations et avantages matrimoniaux que les époux ont pu s’accorder mutuellement pendant le mariage ;
CONFIE l’exercice de l’autorité parentale à l’égard de [M] en commun au père et à la mère, avec résidence habituelle de l’enfant chez la mère ;
DIT que le droit de visite et d’hébergement de [T] [R] [J] à l’égard de [M] s’exercera :
- les fins de semaines de chaque mois (calendrier des artisans) du vendredi sortie des classes au samedi à 17 heures,
-le droit de visite et d’hébergement s’étendra aux jours fériés pouvant précéder ou suivre les fins de semaines considérées,
-le droit de visite et d’hébergement s’étendra aux jours ouvrés intercalés entre un jour férié et une des fins de semaines considérées,
-pendant la moitié de toutes les vacances scolaires, la première moitié les années paires et la deuxième moitié les années impaires ;
DIT que pour l’exercice du droit de visite et d’hébergement, M. [T] [R] [J] bénéficiaire du droit, devra aller chercher [M] et la reconduire chez la mère et assumera les frais liés à l’exercice de ce droit ;
RAPPELLE que la période des vacances scolaires s’entend par référence aux périodes de vacances de l’académie dans laquelle les enfants sont scolarisés ;
DIT qu’en tout état de cause, le père aura l’enfant pour la fête des pères et la mère pour la fête des mères ;
RAPPELLE que les parents ont le devoir, en cas de changement de résidence, de se communiquer leur nouvelle adresse ;
RAPPELLE que les accords librement intervenus entre les parents relativement à ce droit de visite et d’hébergement et dans l’intérêt d’[M] prévaudront toujours sur les dispositions susvisées ;
PRECISE que durant les vacances, si les droits de visite ne s’exercent pas, les frais de garde éventuels sont à la charge du parent chez qui l’enfant devrait normalement résider à cette période ;
DIT que si [T] [R] [J] n’est pas venu chercher sa fille [M] au plus tard une heure après l’heure fixée pour les fins de semaine, ou au plus tard dans la première journée pour les périodes de vacances, il sera, sauf accord contraire des parties, considéré comme ayant renoncé à son droit de visite et d’hébergement pour la période considérée ;
FIXE à la somme de 150 € par mois le montant de la pension alimentaire due par M. [T] [R] [J] pour l’entretien et l’éducation d’[M], ladite somme étant payable le 1er de chaque mois, d’avance douze mois par an, au domicile de la mère et sans frais pour elle en sus des prestations sociales ;
DIT que la contribution alimentaire sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales à Mme [B] [O] ;
PRECISE que jusqu’à la mise en place effective de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier, par virement bancaire avant le 5 de chaque mois, toute l’année ;
DIT que cette contribution sera révisée automatiquement par l’organisme débiteur des prestations familiales chaque année à la date anniversaire du titre prévoyant la pension alimentaire, en fonction de la variation de l’indice des prix à la consommation hors tabac France entière publié par l’institut national de la statistique et des études économiques; l’indice initial est le dernier indice publié à la date du titre, et l’indice retenu pour procéder à la revalorisation est le dernier indice publié à la date de revalorisation de la pension, en application de l’article R582-7 du Code de la sécurité sociale ;
PRECISE que cette contribution restera due tant que les enfants poursuivront leurs études sur justification de leur scolarité ;
DIT que les frais exceptionnels (tels que voyages scolaires, frais médicaux importants non remboursés comme l’orthodontie, l’optique..., permis de conduire, activités extra scolaires, frais d’études supérieures, contribution des familles en établissement privé…) devront être engagés d’un commun accord et partagés par moitié entre les parents sur production de justificatifs ;
REJETTE les autres demandes ;
DIT n’y avoir lieu à exécution provisoire du présent jugement ;
CONDAMNE Mme [B] [O] aux entiers dépens.
AINSI JUGÉ ET PRONONCÉ AU PALAIS DE JUSTICE DE NANTES, LE 26 juin 2026.
Le Greffier Le Juge aux Affaires Familiales
C.BLETEAU I.DOSSISARD
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