CA Grenoble, 18 juin 2026, RG 26/01508
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Texte de la décision
N° RG 26/01508 - N° Portalis DBVM-V-B7K-M6WX
ORDONNANCE
D'INJONCTION DE RENCONTRER UN MÉDIATEUR
ET DE MÉDIATION
DU 18 JUIN 2026
Appel d'une décision rendue par le Tribunal de Commerce de ROMANS SUR ISERE (N° RG 2025J188), en date du 12 mars 2026, suivant déclaration d'appel du 23 avril 2026
APPELANTE :
S.A.S. COMPTOIR DU RHONE prise en la personne de son représentant légal en exercice, domiciliée en cette qualité audit siège
[Adresse 1]
[Localité 1]
Représentée par Me Dejan MIHAJLOVIC de la SELARL DAUPHIN ET MIHAJLOVIC, avocat au barreau de GRENOBLE
INTIMEE :
S.A.S. RAFFINERIE SAINT MART au capital de 20 000,00 €, immatriculée au RCS de [Localité 2] sous le numéro 953 956 521
[Adresse 2]
[Localité 1]
Représentée par Me Elsa BENHAMOU, avocat au barreau de GRENOBLE
Vu la déclaration du 23 avril 2026 par laquelle S.A.S. COMPTOIR DU RHONE a interjeté appel de cette décision.
Vu l'article 1533 du code de procédure civile,
En application de l'article susvisé, le juge peut, à tout moment de l'instance, enjoindre aux parties de rencontrer, dans un délai qu'il détermine, un médiateur qui les informera sur l'objet et le déroulement de la médiation.
Le juge peut également, dans la décision qui enjoint aux parties de rencontrer un médiateur
ordonner une médiation en subordonnant la mesure au recueil du consentement des parties par le médiateur.
En outre, en application de l'article 1534-1 du code de procédure civile, lorsque le recueil du consentement des parties a été délégué au médiateur, la décision est caduque si ce consentement n'est pas recueilli dans un délai d'un mois à compter de la décision. Le médiateur informe le juge de ce qu'il est parvenu ou non à recueillir le consentement des parties.
Il apparaît à l'examen des éléments du dossier que, dans l'intérêt des parties, le recours à la médiation rendrait possible une issue adaptée au règlement de leur affaire.
Afin de permettre aux parties de réfléchir à l'opportunité d'une médiation, il convient de leur enjoindre de rencontrer un médiateur aux fins de présentation de cette mesure par laquelle les parties tentent de parvenir à un accord raisonnable.
En cas d'accord des parties pour recourir à la médiation avec le médiateur désigné, celui-ci pourra commencer ses opérations dans les conditions énoncées au dispositif.
Il est rappelé qu'en application de l'article 1533-3 du code de procédure civile, le médiateur informe le juge de l'absence d'une partie à la réunion et que la partie qui, sans motif légitime, ne défère pas à l'injonction peut être condamnée au paiement d'une amende civile d'un maximum de 10 000 euros.
PAR CES MOTIFS
Nous Marie-Pierre FIGUET, Président statuant par mesure d'administration judiciaire non susceptible de recours, avant dire droit,
DONNONS INJONCTION aux parties de rencontrer :
ADEMS
demeurant [Adresse 3]
téléphone :
courrier éléctronique [Courriel 1]
ENJOIGNONS à chaque partie de prendre contact avec le médiateur dans le délai de un mois à compter de la date de la présente ordonnance ;
DISONS que le médiateur fixera un rendez-vous aux parties, auquel elles seront tenues de participer en personne, les personnes morales devant être représentées par un mandataire dûment habilité, et avec leurs conseils respectifs ;
DISONS que le médiateur aura pour mission :
- d'expliquer aux parties le principe, le but et les modalités de la médiation,
- de recueillir l'accord ou le refus des parties sur la mise en 'uvre de cette mesure dans le délai maximum de 15 jours après la réunion d'information,
RAPPELONS que cette réunion d'information par le médiateur est obligatoire et gratuite ;
RAPPELONS que la présence ou l'absence d'une partie à la réunion n'est pas une information confidentielle ;
DISONS que si l'une de s parties ne prend pas contact avec le médiateur dans le délai imparti, ne lui répond pas ou refuse de participer à cette réunion de présentation de la médiation, le médiateur en informera immédiatement le magistrat et cessera ses opérations ;
RAPPELONS que la partie qui, sans motif légitime, ne défère pas à l'injonction peut être condamnée au paiement d'une amende civile d'un maximum de 10 000 euros ;
RAPPELONS que, la décision est caduque si le consentement des parties au processus de médiation n'est pas recueilli dans un délai d'un mois à compter de la présente décision ;
RAPPELONS que le médiateur informe le juge de ce qu'il est parvenu ou non à recueillir le consentement des parties ;
DISONS que le médiateur fera parvenir au juge l'accord signé des parties en vue de l'instauration d'une médiation.
En cas d'accord des partie pour la mesure de médiation,
ORDONNONS une mesure de médiation ;
DESIGNONS à cet effet ADEMS en qualité de médiateur ;
DONNONS MISSION au médiateur ci-dessus désigné, d'entendre les parties, de confronter leurs points de vue, de prendre connaissance de tous éléments utiles pour permettre aux parties de trouver une solution au conflit qui les oppose ;
FIXONS à la somme de 800 euros TTC le montant de la provision à valoir sur la rémunération du médiateur qui devra être consignée par chacune des parties à parts égales (400 euros pour l'appelant et 400 euros pour l'intimé), entre les mains du médiateur et ce, au plus tard dans le délai de deux mois à compter de la présente ordonnance, par chèque ou virement,
DISONS que la partie bénéficiaire de l'aide juridictionnelle sera dispensée de ce règlement par application des dispositions relatives à l'aide juridictionnelle ;
DISONS que lorsque le médiateur intervient au titre de l'aide juridictionnelle, sa rétribution sera fixée par le magistrat taxateur en fonction des diligences effectuées,
DISONS qu'en l'absence de versement de la provision par l'une quelconque des parties dans les conditions et délai impartis, la décision de désignation du médiateur sera caduque et l'instance se poursuivra ;
RAPPELONS que le médiateur ne peut commencer ses opérations de médiation qu' après réception de la provision à valoir sur sa rémunération ;
DISONS que le médiateur et/ou les parties devront immédiatement aviser le juge, chargé de contrôler son bon déroulement, de toute difficulté rencontrée dans l'exercice de la mesure ;
FIXONS la durée initiale de la médiation à cinq mois à compter du jour où la provision à valoir sur la rémunération du médiateur est versée ;
RAPPELONS que la mission peut être prolongée une fois, pour une durée de trois mois, à la demande du médiateur ;
RAPPELONS que le médiateur peut se rendre sur les lieux et entendre les tiers qui y consentent, avec l'accord des parties, pour les besoins de la mesure ;
DISONS qu'à l'expiration de sa mission, le médiateur devra informer le juge de l'accord intervenu entre les parties ou de l'échec de la mesure ;
RAPPELONS qu'en cas d'accord trouvé dans le cadre du processus de médiation, les parties pourront le cas échéant saisir la juridiction d'une demande d'homologation de cet accord ;
DISONS que l'affaire sera rappelée à l'audience du 21 janvier 2027 ;
Madame Marie-Pierre FIGUET, Présidente
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