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TJ 83137, 3 juill. 2026, RG 26/00917


Vérifier : TJ 83137, 3 juill. 2026, RG 26/00917 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
03/07/2026
Numéro
26/00917
Lieu / cour
tj83137
Chambre
REFERES
Type
other
Id
6a4840be93c619cd1f49aabf

Texte de la décision

20,767 caractères

N° RG 26/00917 - N° Portalis DB3E-W-B7K-N22K

Minute n° 26/

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULON

ORDONNANCE DE REFERE
du : 03 Juillet 2026

N° RG 26/00917 - N° Portalis DB3E-W-B7K-N22K

Président : Nadine DUBOSCQ, Présidente

Assistée de : Jade DONADEY, Greffier

Entre

DEMANDERESSE

Madame [V] [M], née le [Date naissance 1] 1971 à [Localité 1], demeurant [Adresse 1] - [Localité 2]

Bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale selon décision n°C-83137-2025-003578 du Bureau d'Aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Toulon en date du 27 janvier 2026 rectifiée par une décision du 17 février 2026

Représentée par Maître Isabelle COURTES-LAGADEC, avocat au barreau de TOULON

Et

DEFENDEURS

Monsieur [L] [O], né le [Date naissance 2] 1972 à [Localité 3], domicilié sis Hôpital privé [Adresse 2] - [Localité 4]

Représenté par Maître Charlotte SIGNOURET, avocat au barreau de MARSEILLE

CPAM DU VAR, dont le siège social est sis [Adresse 3] - [Localité 5], et encore sis [Adresse 4] - [Localité 6], prise en la personne de son représentant légal en exercice

Non comparante, non représentée

Débats :

Après avoir entendu à l’audience du 26 Mai 2026, les parties comparantes ou leurs conseils, le président les a informés que l’affaire était mise en délibéré et que l’ordonnance serait rendue ce jour par mise à disposition au greffe.

Grosse(s) délivrée(s) le : 03-07-2026
à : Me Isabelle COURTES-LAGADEC - 0064
Me Charlotte SIGNOURET
2 copies au service expertises
Copie au dossier

EXPOSÉ DU LITIGE

Le 08 octobre 2018 madame [M] [V] a subi une ostéotomie par le Docteur [O] [L].

Dans une correspondance du 13 novembre 2018 le Docteur [O] [L] établit une évolution favorable de l'état de santé de madame [M] [V] à la suite de l'intervention.

Un certificat médical dressé le 14 février 2025 par le Docteur [D] [Y] fait état de persistance des douleurs, des douleurs permanentes à la déambulation malgré la prise d'antalgique et la nécessité de réaliser des infiltrations régulières.

La demanderesse a bénéficié de séances de kinésithérapie et d'un traitement médicamenteux.

C'est dans ces conditions que, par actes de commissaire de justice des 25 mars et 13 avril 2026, madame [M] [V] a assigné le monsieur [O] [L] et la CPAM du Var devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Toulon afin de :
- faire droit à la demande de madame [M] ;
- ordonner une expertise judiciaire qui sera confiée à tel Médecin expert qu'il plaira au Tribunal de désigner avec la mission plus amplement exposée aux termes des conclusions auxquelles il convient de renvoyer ;
- juger que madame [M] est bénéficiaire de l'aide juridictionnelle ;
- réserver les dépens.

L'affaire a été appelée et évoquée à l'audience du 26 mai 2026.

Madame [M] [V], représentée par son avocat, s'en remet à son acte introductif d'instance.

Par conclusions déposées et soutenues oralement par son avocat, auxquelles il convient de se référer pour un plus ample exposé des moyens et arguments, monsieur [O] [L] demande au juge des référés du tribunal judiciaire de Toulon de :
- donner acte au Docteur [O], sous les plus expresses protestations et réserves quant à sa responsabilité, de ce qu'il ne s'oppose pas à la demande d'expertise sollicitée,
- confier à l'expert qui sera désigné, lequel devra être spécialisé en chirurgie orthopédique, le complément de mission sollicité et notamment les chefs de mission évoqués au motif des présentes écritures,
- débouter madame [M] du surplus de ses demandes,
- laisser les dépens à la charge de madame [M].

Régulièrement assignée à personne habilitée par acte de commissaire de justice du 25 mars 2026, la CPAM du Var n'a pas comparu et n'a pas conclu.

L'affaire a été appelée, retenue et mise en délibéré au 03 juillet 2026.

MOTIFS DE LA DÉCISION

Sur l'expertise judiciaire

Il résulte de l'article 145 du code de procédure civile que l'existence de contestations, même sérieuses, ne constitue pas un obstacle à la mise en œuvre des dispositions de l'article précité. Il appartient uniquement au juge des référés de caractériser le motif légitime d'ordonner une mesure d'instruction, sans qu'il soit nécessaire de procéder préalablement à l'examen de la recevabilité d'une éventuelle action, non plus que de ses chances de succès sur le fond.

Il suffit de constater qu'un tel procès est possible, qu'il a un objet et un fondement suffisamment déterminés, que sa solution peut dépendre de la mesure d'instruction sollicitée et que celle-ci ne porte aucune atteinte illégitime aux droits et libertés fondamentaux d'autrui.

En l'espèce, madame [M] [V] produit un certificat médical dressé le 14 février 2025 qui indique la persistance des douleurs, des douleurs permanentes à la déambulation malgré la prise d'antalgique et la nécessité de réaliser des infiltrations régulières alors que le Docteur [O] [L] établissait une évolution favorable de son état de santé.

Compte tenu de ces éléments médicaux, il y a lieu de considérer que madame [M] [V] justifie d'un intérêt légitime à obtenir une expertise médicale, au contradictoire de l'ensemble des parties, afin de déterminer, de manière indépendante et impartiale, l'ensemble des préjudices de ce dernier résultant de l'intervention du 08 octobre 2018.

En outre il appartient au seul juge des référés de fixer librement les missions de l'expert, lequel peut recourir à un sapiteur de la spécialité utile.

Sur l'aide juridictionnelle

Aux termes des 40 et 40-1 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, tous les frais afférents aux instances, procédures ou actes pour lesquelles elle a été accordée peuvent être avancés par l'Etat. L'article 695 du code de procédure civile énumère par ailleurs parmi les dépens les frais d'expertise.

Madame [M] [V] justifie de son admission à l'aide juridictionnelle totale pour la procédure présente par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 27 janvier 2026 rectifiée le 17 février 2026.

Il s'ensuit que la présente mesure d'expertise relève du régime applicable à l'aide juridictionnelle sans que le juge des référés ait à se prononcer sur le montant ou la prise en charge effective de ces frais.

Sur les dépens et frais irrépétibles

L'article 696 du code de procédure civile dispose que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n'en mette la totalité ou une fraction à la charge d'une autre partie.

En vertu de l'article 700 1° du code de procédure civile, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à ces condamnations.

Il est constant que lorsqu'une partie succombe partiellement en ses prétentions, le tribunal a le pouvoir discrétionnaire d'effectuer la répartition des dépens. De même, l'application de l'article 700 du code de procédure civile relève du pouvoir discrétionnaire du juge.

En l'espèce, s'il est admis que la partie défenderesse à une demande d'expertise ordonnée sur le fondement de l'article 145 du code de procédure civile ne peut être considérée comme la partie perdante au sens des dispositions susvisées, tel n'est pas le cas dès lors que la partie demanderesse a obtenu une provision.

Ainsi, madame [M] [V], bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, l'Etat supportera les dépens de l'instance de référé.

L'équité ne commande pas à ce stade de faire application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.

PAR CES MOTIFS

Nous, Juge des référés, statuant après débats en audience publique par ordonnance mise à la disposition des parties au greffe, réputée contradictoire et en premier ressort,

DISONS madame [M] [V] bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale ;

ORDONNONS une expertise médicale de madame [M] [V] demeurant [Adresse 1] à [Localité 2] au contradictoire de l'ensemble des parties ;

COMMETTONS à cette fin :
Le Docteur [H] [A], [Adresse 5] [Localité 7], tél : [XXXXXXXX01] - Mèl : [Courriel 1]

SUR LA MISSION D'EXPERTISE :
- convoquer et entendre les parties, assistées, le cas échéant, de leurs conseils, et recueillir leurs observations à l'occasion de l'exécution des opérations ou de la tenue des réunions d'expertise,

- déterminer l'état de santé de Madame [M] [V] avant les actes critiqués ;

- consigner les doléances de madame [M] [V] et procéder si nécessaire à l'audition de tous sachants ;

- procéder, dans le respect de l'intimité de la vie privée et de manière contradictoire à l'examen clinique de madame [M] [V], après s'être fait communiquer le dossier médical et toutes pièces médicales relatives aux examens, soins et interventions pratiquées, et ce par la victime ou tout tiers détenteur, mais dans ce cas avec l'accord de la victime,

- indiquer les soins et traitements appliqués,

- décrire les lésions et séquelles et leur évolution, ainsi que l'état actuel des lésions, et dire si elles sont en relation directe et certaine avec les soins et traitements critiqués ;

- préciser si le diagnostic était particulièrement difficile à établir, s'il a été tardif, et le cas échéant, si cette tardiveté a été de nature à occasionner la perte d'une chance de guérison plus rapide, voire de guérison, et dans quelle proportion,

- dire si ces actes et traitements médicaux étaient pleinement justifiés ;

- dire si ces actes et soins ont été attentifs, diligents et conformes aux données acquises de la science médicale au moment des actes en cause ; dans la négative, analyser de façon motivée, la nature des erreurs, imprudence, manque de précautions, négligences pré, per ou post opératoires, maladresses ou autres défaillances relevées ;

- le décrire, en cas d'état antérieur, en ne retenant que les antécédents pouvant avoir une incidence sur les lésions ou séquelles, dire son incidence sur l'état de la victime,

- dire la date à laquelle la consolidation des blessures a été obtenue,

- dire, en l'absence de consolidation, à quelle date il conviendra de revoir la victime, préciser si possible dans une fourchette minima/maxima les dommages prévisibles pour l'évaluation d'une éventuelle provision,

- provoquer les observations des parties en leur adressant un pré rapport de ses opérations en leur impartissant un délai d'un mois pour présenter leurs dires, y répondre et déposer son rapport dans les SIX mois de sa saisine sauf prorogation de délai.

SUR LES PREJUDICES SUBIS :
- Pertes de gains professionnels actuels
Indiquer les périodes pendant lesquelles madame [M] [V] a été, du fait de son déficit fonctionnel temporaire, dans l'incapacité d'exercer totalement ou partiellement son activité professionnelle, et en cas d'incapacité partielle, préciser le taux et la durée, préciser la durée des arrêts de travail retenus par l'organisme social au vu des justificatifs produits (ex : décomptes de l'organisme de sécurité sociale), et dire si ces arrêts de travail sont liés au fait dommageable ;

- Déficit fonctionnel temporaire
Indiquer les périodes pendant lesquelles madame [M] [V] a été, du fait de son déficit fonctionnel temporaire dans l'incapacité totale ou partielle de poursuivre ses activités personnelles habituelles et en cas d'incapacité partielle, préciser le taux et la durée ;

- Fixer la date de consolidation et, en l'absence de consolidation, dire à quelle date il conviendra de revoir madame [M] [V] ; préciser, lorsque cela est possible, les dommages prévisibles pour l'évaluation d'une éventuelle provision ;

- Déficit fonctionnel permanent
Indiquer si, après la consolidation, madame [M] [V] subit un déficit fonctionnel, et en évaluer l'importance et en chiffrer le taux ; dans l'hypothèse d'un état antérieur préciser en quoi l'accident a eu une incidence sur cet état antérieur et décrire les conséquences ;

- Assistance par tierce personne
Indiquer le cas échéant si l'assistance constante ou occasionnelle d'une tierce personne (étrangère ou non à la famille) est ou a été nécessaire pour effectuer les démarches et plus généralement pour accomplir les actes de la vie quotidienne, et préciser la nature de l'aide à prodiguer et sa durée quotidienne ;

- Dépenses de santé futures
Décrire les soins futurs et les aides techniques compensatoires au handicap de madame [M] [V] (prothèses, appareillages spécifiques, véhicule) en précisant la fréquence de leur renouvellement ;

- Frais de logement et/ou de véhicules adaptés
Donner son avis sur d'éventuels aménagements nécessaires pour permettre, le cas échéant, à madame [M] [V] d'adapter son logement et/ou son véhicule à son handicap ;

- Pertes de gains professionnels futurs
Indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si le déficit fonctionnel permanent entraîne l'obligation pour madame [M] [V] de cesser totalement ou partiellement son activité professionnellement ou de changer d'activité professionnelle ;

- Incidence professionnelle
Indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si le déficit fonctionnel permanent entraîne d'autres répercussions sur son activité professionnelle actuelle ou future (obligation de formation pour un reclassement professionnel, pénibilité accrue dans son activité, " dévalorisation " sur le marché du travail, etc.) ;

- Préjudice scolaire, universitaire ou de formation
Si madame [M] [V] est scolarisée ou en cours d'études, dire si en raison des lésions consécutives du fait traumatique, il subit une perte d'année scolaire, universitaire ou de formation, l'obligeant, le cas échéant, à se réorienter ou à renoncer à certaines formations ;

- Souffrances endurées
Décrire les souffrances physiques, psychiques ou morales découlant des blessures subies pendant la maladie traumatique (avant consolidation) et les évaluer distinctement dans une échelle de 1 à 7;

- Préjudice esthétique temporaire et/ou définitif
Donner un avis sur l'existence, la nature ou l'importance du préjudice esthétique, en distinguant éventuellement le préjudice temporaire et le préjudice définitif. Evaluer distinctement les préjudices temporaire et définitif sur une échelle de 1 à 7 ;

- Préjudice sexuel
Indiquer s'il existe ou s'il existera un préjudice sexuel (perte ou diminution de la libido, impuissance ou frigidité, perte de fertilité) ;

- Préjudice d'établissement
Dire si madame [M] [V] subit une perte d'espoir ou de chance de normalement réaliser un projet de vie familiale ;

- Préjudice d'agrément
Indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si madame [M] [V] est empêchée en tout ou partie de se livrer à ces activités spécifiques de sport ou de loisir ;

- Préjudice permanents exceptionnels
Dire si madame [M] [V] subit des préjudices permanents exceptionnels correspondant à des préjudices atypiques directement liés aux handicaps permanents ;
- Dire si l'état de madame [M] [V] est susceptible de modification en aggravation;
- Etablir un état récapitulatif de l'ensemble des postes énumérés dans la mission ;
- de manière plus générale, faire toute contestation ou observations propres à éclairer le juge du fond dans la résolution du litige en cause ;

SUR LES MODALITES D'ACCOMPLISSEMENT DE L'EXPERTISE :

DESIGNONS le magistrat chargé du contrôle des expertises par ordonnance présidentielle de roulement pour suivre la mesure d'instruction et statuer sur tous incidents ;

DISONS que l'expert fera connaître sans délai son acceptation au juge chargé du contrôle de l'expertise, et devra commencer ses opérations dès réception de l'avis de consignation ;

DISONS qu'en cas d'empêchement ou de refus de l'expert, il sera procédé à son remplacement par ordonnance du juge chargé du contrôle de l'expertise ou par simple mention au dossier ;

DISONS que l'expert devra accomplir sa mission conformément aux articles 232 et suivants du code de procédure civile, notamment en ce qui concerne le caractère contradictoire des opérations;

DISONS que l'expert devra tenir le juge chargé du contrôle de l'expertise, informé du déroulement de ses opérations et des difficultés rencontrées dans l'accomplissement de sa mission ;

DISONS que l'expert commis, saisi par le GREFFE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULON sur la plateforme OPALEXE s'il y est inscrit, devra accomplir personnellement sa mission conformément aux dispositions des articles 263 et suivants du code de procédure civile et qu'il déposera son rapport en DEUX EXEMPLAIRES, au greffe du tribunal judiciaire de Toulon, service du contrôle des expertises, dans le délai de 6 mois à compter de l'avis de consignation, sauf prorogation de délai dûment sollicité en temps utile auprès du juge du contrôle (en fonction d'un nouveau calendrier prévisionnel préalablement présenté aux parties),

DISONS que l'expert devra, dès réception de l'avis de versement de la provision à valoir sur sa rémunération, convoquer les parties à une première réunion qui devra se tenir avant l'expiration d'un délai de deux mois, au cours de laquelle il procédera à une lecture contradictoire de sa mission, présentera la méthodologie envisagée, interrogera les parties sur d'éventuelles mises en cause, établira contradictoirement un calendrier de ses opérations et évaluera le coût prévisible de la mission, et qu'à l'issue de cette première réunion il adressera un compte rendu aux parties ;

DISONS que l'expert devra impartir aux parties un délai pour déposer les pièces justificatives qui lui paraîtraient nécessaires et, éventuellement, à l'expiration dudit délai, saisir, en application de l'article 275 alinéa 2 du code de procédure civile, le juge chargé du contrôle des expertises pour faire ordonner la production de ces documents s'il y a lieu sous astreinte ou, le cas échéant, être autorisé à passer outre, poursuivre ses opérations et conclure sur les éléments en sa possession,

DISONS que l'expert pourra s'adjoindre tout spécialiste de son choix, à charge pour lui d'en informer préalablement le magistrat chargé du contrôle des expertises et de joindre l'avis du sapiteur à son rapport ; dit que si le sapiteur n'a pas pu réaliser ses opérations de manière contradictoire, son avis devra être immédiatement communiqué aux parties par l'expert ;

DISONS que, sauf accord contraire des parties, l'expert devra adresser à celles-ci une note de synthèse dans laquelle il rappellera l'ensemble de ses constatations matérielles, présentera ses analyses et proposera une réponse à chacune des questions posées par la juridiction,

DISONS que l'expert devra fixer aux parties un délai pour formuler leurs dernières observations ou réclamations en application de l'article 276 du code de procédure civile et rappelle qu'il ne sera pas tenu de prendre en compte les transmissions tardives ;

DISONS que l'expert devra rendre compte à ce magistrat de l'avancement de ses travaux et des diligences accomplies ainsi que des difficultés qui font obstacle à l'accomplissement de sa mission;

DISONS que madame [M] [V], bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, est dispensée de l'avance des frais d'expertise, conformément à l'article 40 de la loi du 10 juillet 1991, et que la rémunération de l'expert sera avancée par l'Etat, sans consignation préalable, en application de l'article 119 du décret du 19 décembre 1991 ;

DISONS qu'à défaut de consignation dans ce délai la désignation de l'expert sera caduque et privée de tout effet en vertu de l'article 271 du code de procédure civile à moins que le juge du contrôle des expertises, à la demande d'une partie se prévalant d'un motif légitime, ne décide une prorogation du délai ou un relevé de la caducité ;

RAPPELONS que l'article 173 du code de procédure civile fait obligation à l'expert d'adresser une copie de son rapport à chacune des parties ou, pour elles, à leur avocat ;

DISONS que dans l'hypothèse d'adjonction d'un sapiteur, mais seulement dans une spécialité distincte de la sienne, l'expert en avisera le magistrat chargé du contrôle des expertises aux fins de fixation d'une consignation complémentaire.

DISONS que les opérations d'expertise pourront être effectuées sous forme dématérialisée par utilisation de la plate-forme OPALEXE.

RAPPELONS à l'expert qu'il a la possibilité de concilier les parties en application du décret n°2025-660 du Décret du 18 juillet 2025 ;

DEBOUTONS les parties de leurs demandes plus amples ou contraires ;

DISONS les dépens à la charge de l'Etat ;

DISONS la présente décision, dès son prononcé, sera notifiée par le greffe à l'expert conformément à l'article 267 du code de procédure civile ;

RAPPELONS que la présente ordonnance est exécutoire par provision ;

LA GREFFIÈRE LA PRÉSIDENTE

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