TJ 69123, 16 juin 2026, RG 25/02146
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Texte de la décision
DATE DU JUGEMENT:
16 Juin 2026
RG N° RG 25/02146 - N° Portalis DB2H-W-B7J-2L3H / 2ème Ch.. Cabinet 10
MINUTE N°
AFFAIRE
[N] [I] épouse [R]
C /
[O] [R]
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Delphine CHEVALIER, Juge aux Affaires Familiales au TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LYON, assistée de Emilie DESGRANGES, Greffier,
statuant publiquement et en premier ressort, a rendu en son audience de la CHAMBRE DE LA FAMILLE du 16 Juin 2026, le jugement contradictoire dont la teneur suit, après que la cause eut été débattue en chambre du conseil le 21 avril 2026 dans l’affaire opposant :
DEMANDEUR :
Madame [N] [I] épouse [R]
née le [Date naissance 1] 1983 à [Localité 1]
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Localité 2]
représentée par Me Bénédicte DELVECCHIO-ZINSCH, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 975
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro 2025/001464 du 30/01/2025 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 3])
DEFENDEUR :
Monsieur [O] [R]
né le [Date naissance 2] 1980 à [Localité 4] (TURQUIE)
domicilié : chez CCAS
[Adresse 3]
[Localité 5]
représenté par Me Méléa USTÜN, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 2458
Exécutoire et expédition le :
à :
Madame [I] en LRAR
Monsieur [R] en LRAR
Exécutoire le :
à : Me Bénédicte DELVECCHIO-ZINSCH, vestiaire : 975
Me Méléa USTÜN, vestiaire : 2458
Saisie sur le portail ARIPA le :
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par jugement contradictoire et susceptible d'appel, après débats non publics,
Vu l'assignation en divorce délivrée par Madame [N] [I] le 26 février 2025 ;
Vu l'ordonnance sur mesures provisoires en date du 6 octobre 2025 ;
Vu les déclarations d'acceptation de la rupture du mariage signées les 15 octobre 2025 et 6 novembre 2025 ;
PRONONCE sur le fondement des articles 233 et 234 du code civil le divorce de :
Madame [N] [I], née le [Date naissance 3] 1983 à [Localité 1] (MOSELLE),
et de
Monsieur [O] [R], né le [Date naissance 2] 1980 à [Localité 4] (TURQUIE),
lesquels se sont mariés le [Date mariage 1] 2013, devant l'officier de l'état civil de la mairie de [Localité 6] (RHÔNE) ;
ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l'état civil des époux détenus par un officier de l'état civil français conformément aux dispositions de l'article 1082 du code de procédure civile ;
DIT que l'extrait de cette décision doit être conservé au répertoire civil en annexe du service central d'état civil du ministère des affaires étrangères conformément aux dispositions de l'article 1082 du code de procédure civile ;
ORDONNE la fixation des effets du divorce à la date du 15 janvier 2025 ;
RAPPELLE que chacun des époux perdra l'usage du nom de son conjoint dès le prononcé du divorce ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu'à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l'un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l'union ;
RENVOIE les parties à procéder à la liquidation et au partage de leurs intérêts patrimoniaux ;
DIT que Madame [N] [I] exerce à titre exclusif l'autorité parentale sur les enfants [H] [R], née le [Date naissance 4] 2014 à [Localité 7] (RHÔNE), [L] [R], né le [Date naissance 5] 2017 à [Localité 8] (RHÔNE), et [W] [R], née le [Date naissance 6] 2022 à [Localité 9] (RHÔNE) ;
RAPPELLE que l'exercice en commun de l'autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l'égard des enfants et doivent notamment :
- prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l'orientation scolaire, l'éducation religieuse et le changement de résidence des enfants ;
- s'informer réciproquement, dans le souci d'une indispensable communication entre les parents, sur l'organisation de la vie des enfants (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
- permettre les échanges entre les enfants et l'autre parent dans le respect de vie de chacun.
RAPPELLE que tout changement de résidence de l'un des parents dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent ; qu'en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt de l'enfant ;
FIXE la résidence principale des enfants au domicile de Madame [N] [I] ;
DIT que les parents déterminent ensemble la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles Monsieur [O] [R] accueille les enfants et qu'à défaut d'un tel accord, fixe les modalités suivantes :
- tant qu'il n'a pas de logement : les semaines paires, les journées du samedi et du dimanche de 10 heures à 18 heures et les semaines impaires, le mercredi de 10 heures à 18 heures ;
- dès qu'il aura un logement adapté à l'accueil des enfants :
* une fin de semaine sur deux, les semaines paires, du vendredi sortie d'école au lundi retour à l'école ;
* les semaines impaires, le mercredi de 10 heures à 18 heures ;
* la moitié des vacances scolaires : la première moitié les années paires, la seconde moitié les années impaires ;
A charge pour Monsieur [O] [R] sauf meilleur accord d'aller chercher ou faire chercher les enfants à l'école ou devant la gendarmerie du lieu de résidence de Madame [N] [I] et de les y ramener ou faire ramener par une personne de confiance ;
DIT que faute pour le parent d'être venu chercher les enfants dans la première heure pour les fins de semaine, dans la première demi-journée pour les vacances, il est réputé avoir renoncé à son droit d'accueil ;
DIT que les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l'académie où demeurent les enfants ;
FIXE à 110 euros par mois et par enfant, soit 330 euros au total, la contribution que doit verser Monsieur [O] [R] toute l'année, d'avance et avant le 1er de chaque mois, à Madame [N] [I] pour contribuer à l'entretien et l'éducation des enfants [H] [R], née le [Date naissance 4] 2014 à [Localité 7] (RHÔNE), [L] [R], né le [Date naissance 5] 2017 à [Localité 8] (RHÔNE), et [W] [R], née le [Date naissance 6] 2022 à [Localité 9] (RHÔNE) ;
CONDAMNE Monsieur [O] [R] au paiement de ladite pension ;
DIT que la contribution à l'entretien et l'éducation des enfants sera versée par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales à Madame [N] [I] ;
DIT que la contribution est due même au-delà de la majorité pour les enfants majeurs tant qu'ils poursuivront des études ou seront à la charge du parent chez qui leur résidence a été fixée, s'ils ne peuvent subvenir à leurs besoins, étant précisé que le parent qui en assume la charge devra justifier régulièrement de la situation de l'enfant auprès de l'autre parent avant le 1er novembre de chaque année ;
INDEXE la contribution sur l'indice national de l'ensemble des prix à la consommation, série France entière, hors tabac, dont la base de calcul a été fixée à 100 en 2015 ;
RAPPELLE que cette pension varie de plein droit le 6 octobre de chaque année en fonction des variations de l'indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, publié par [1][2] selon la formule suivante :
pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
indice de base
dans laquelle l'indice de base est celui du jour de l'ordonnance sur mesures provisoires et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation ;
RAPPELLE au débiteur de la contribution qu'il lui appartient de calculer et d'appliquer l'indexation et qu'il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site : www.insee.fr. ou www.servicepublic.fr ;
DIT que le débiteur de la pension devra procéder spontanément à l'indexation faute de quoi, il pourra y être contraint par voie d'huissier ;
RAPPELLE qu'en cas de défaillance dans le paiement des sommes dues le parent créancier peut aussi obtenir le règlement forcé des sommes dues en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d'exécution suivantes :
*Saisie-attribution entre les mains d'un tiers,
*Autres saisies,
*Paiement direct entre les mains de l'employeur ,
*Recouvrement public par l'intermédiaire du procureur de la République,
RAPPELLE qu'en cas de non-paiement des sommes dues, le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code pénal ( 2 ans d'emprisonnement et 15.000 € d'amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension et annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République) ;
RAPPELLE que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l'obligation de régler la pension alimentaire ;
DIT que les dépens sont partagés par moitié entre les époux ;
DIT que les dépens seront recouvrés, le cas échéant, conformément à la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle ;
RAPPELLE que les mesures portant sur l'autorité parentale et sur la contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire ;
DIT n'y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus.
En foi de quoi le juge aux affaires familiales et le greffier ont signé la présente décision.
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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