CA Orleans, 25 juill. 2026, RG 26/02308
Vérifier : CA Orleans, 25 juill. 2026, RG 26/02308 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source
Texte de la décision
RÉPUBLIQUE FRANCA|SE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL D'ORLÉANS
Rétention Administrative
des Ressortissants Étrangers
ORDONNANCE du 25/07/2026
Minute N° 639
N° RG 26/02308 ' N° Portalis DBVN-B-V7K-HORH
RECOURS SUSPENSIF
Décision déférée : ordonnance du tribunal judiciaire d'Orléans en date du 25 juillet 2026 à 12h28
Nous, Charles PRATS, conseiller à la cour d'appel d'Orléans, agissant par délégation de la première présidente de cette cour,
APPELANT :
Madame la procureure de la République près le tribunal judiciaire d'Orléans
Représentée par Madame Anne-Laure RAIMBAULT, substitut du procureur
INTIME :
Monsieur [P] [O]
Né le 01 novembre 1984 à [Localité 1] (MAROC), de nationalité Marocaine
Ayant eu pour conseil en première instance Maître Nadia ECHCHAYB, avocat au barreau d'ORLEANS ;
Statuant par ordonnance contradictoire en application des articles L. 743-21 à L. 743-23 du Code de I'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et des articles R. 743-10 à R. 743-20 du même code ;
Vu l'ordonnance rendue le 25 juillet 2026 à 12h28 par le tribunal judiciaire d'Orléans disant n'y avoir lieu à prolongation de la rétention admirative de Monsieur [P] [O] ;
Vu la notification de l'ordonnance faite à Madame la procureure de la République près le tribunal judiciaire d'Orléans le 25 juillet 2026 à 12h59 ;
Vu l'appel de ladite ordonnance interjeté le 25 juillet 2026 à 16h34 par Madame la procureure de la République près le tribunal judiciaire d'Orléans ;
Vu les notifications du recours suspensif du 25 juillet 2026 :
A Monsieur [P] [O] à 16h49
A Maître Nadia ECHCHAYB, avocat au barreau d'ORLEANS, à 16h34
A la préfecture du Finistère à 16h34
Vu les observations de Monsieur [P] [O] en date du 25 juillet 2026 à 17h00 ;
Vu les observation de Maître Nadia ECHCHAYB en date du 25 juillet 2026 à 18h39 ;
En l'absence d'observations des autres parties ;
AVONS RENDU ce jour l'ordonnance suivante :
Par ordonnance du 25 juillet 2026 à 12h28, le juge des libertés et de la détention du tribunal d'Orléans a dit n'y avoir lieu à prolongation de la rétention administrative de M. [P] [O].
La préfecture du Finistère a fait appel le 25 juillet 2026 ; le procureur de la République a formalisé un appel le même jour à 16h34 en sollicitant l'effet suspensif de son recours ;
Considérant qu'en application des dispositions des articles L.743-22 et suivants du CESEDA, lorsque le procureur de la République demande que son recours soit suspensif, le premier président de la cour d'appel ou son délégué décide, sans délai, s'il y a lieu de donner à cet appel un effet suspensif, en fonction des garanties de représentation effectives dont dispose l'étranger ou de la menace grave pour l'ordre public ;
Considérant qu'en l'espèce Monsieur [P] [O] a été interpellé en juillet 2026 pour des faits d'atteinte sexuelle sur un mineur de 3 ans dans un lieu public ; qu'il représente donc une menace grave à l'ordre public, outre son absence de garantie réelle de représentation puisqu'il ne dispose d'aucun logement effectif à part le lieu de résidence chez son employeur, ni attaches familiales en France.
Considérant qu'il y a donc lieu de suspendre les effets de l'ordonnance déférée ;
PAR CES MOTIFS
DECLARONS suspensif l'appel de Madame le procureur de la République près le tribunal judiciaire d'Orléans ;
ORDONNONS le maintien à la disposition de la justice de Monsieur [P] [O] jusqu'à ce qu'il soit statué au fond à l'audience du lundi 27 juillet 2025 à 14h00 devant la chambre des rétentions administratives de la cour d'appel d'Orléans ;
DISONS que la présente ordonnance vaut convocation à ladite audience ;
ORDONNONS la remise immédiate d'une expédition de la présente ordonnance à [P] [O] et son conseil, à Monsieur le préfet du Finistère et à Monsieur le procureur général près la cour d'appel d'Orléans ;
Fait à [Localité 2], le VINGT-CINQ JUILLET DEUX MIL VINGT SIX, à heures
LE PRESIDENT
LA PRESENTE DECISION N'EST PAS SUSCEPTIBLE DE RECOURS
NOTIFICATIONS, le
Monsieur [P] [O], par transmission au greffe du CRA d'[Localité 3]
Maître Nadia ECHCHAYB, Avocat au barreau d'Orléans, par PLEX
La Préfecture du Finistère, par courriel
Monsieur le procureur général près la cour d'appel d'Orléans, par courriel
Le greffier
Données open data (Licence Ouverte 2.0), pseudonymisées à la source. Ne jamais citer uniquement sur la foi de cette base locale.