TJ 91228, 3 mars 2026, RG 24/00063
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Texte de la décision
TRIBUNAL JUDICIAIRE D’ÉVRY-COURCOURONNES
MINUTE N° 2026/
AUDIENCE DU 03 Mars 2026
AFFAIRE N° RG 24/00063 - N° Portalis DB3Q-W-B7H-PYZB
4EME CHAMBRE E
JUGEMENT DE DIVORCE
AFFAIRE :
[L], [Z] [R] épouse [K]
C/
[M] [K]
Pièces délivrées
CCC+CCCFE le
à
[M] [K]
[L], [Z] [R] épouse [K]
par LRAR
CCC le
à
Me Hind BELFEROUM
Me Emily MENGELLE
Maison des Liens Familiaux
PARTIE DEMANDERESSE :
Madame [L], [Z] [R] épouse [K]
née le [Date naissance 1] 1988 à [Localité 1], [Localité 2] (CÔTE D’IVOIRE), de nationalité Ivoirienne
Demeurant [Adresse 1]
Représentée par Me Emily MENGELLE, avocat au barreau d’ESSONNE plaidant
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro 2023/2646 du 16/06/2023 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 3])
PARTIE DEFENDERESSE :
Monsieur [M] [K]
né le [Date naissance 2] 1966 à [Localité 4], de nationalité Française
Demeurant [Adresse 2]
Représenté par Me Olivier PONSOT, avocat au barreau de VAL-DE-MARNE plaidant, Me Hind BELFEROUM, avocat au barreau d’ESSONNE postulant
LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES :
Madame Catherine RAYNOUARD, Première Vice-Présidente
LE GREFFIER :
Madame Mari-Wenn SEIGNEURET, Greffière
DÉBATS :
L'instruction ayant été close par ordonnance en date du 25 Novembre 2025, l'affaire a été appelée en Chambre du Conseil, le 02 Décembre 2025.
JUGEMENT : CONTRADICTOIRE, PREMIER RESSORT.
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales statuant par mise à disposition au greffe, par jugement contradictoire et en premier ressort.
VU l’assignation en divorce du 02 janvier 2024,
VU le procès-verbal d’acceptation du principe de la rupture du mariage en date du 23 avril 2024,
VU l’ordonnance d’orientation et sur les mesures provisoires du 09 août 2024,
SE DÉCLARE compétente pour statuer sur le litige en application de la loi française,
PRONONCE le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage sans considération des faits à son origine, entre les époux :
Mme [L], [Z] [R]
Née le [Date naissance 1] 1988 à [Localité 1], [Localité 2] (CÔTE D’IVOIRE)
Et
M. [M], [T] [K]
Né le [Date naissance 2] 1966 à [Localité 5]
Mariés le [Date mariage 1] 2021 à [Localité 6] (Côte d’Ivoire).
ORDONNE à l’expiration des délais légaux la publication du présent Jugement conformément à la Loi et la mention de son dispositif en marge de l’acte de mariage dressé le 4 novembre 2021 devant l’Officier de l’Etat Civil de la commune de [Localité 6] en Côte d'Ivoire ainsi qu’en marge des actes de naissance des époux,
DIT que le dispositif du présent Jugement sera mentionné en marge des actes d’Etat Civil à la diligence des parties,
Sur les conséquences du divorce relatives aux époux :
RAPPELLE que chacun des époux perdra le droit d’usage du nom de conjoint à l’issue de la procédure de divorce,
RAPPELLE que le divorce prend effet dans les rapports entre époux en ce qui concerne leurs biens au 02 janvier 2024, soit à la date de la demande en divorce,
CONSTATE que la présente décision emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordés par un époux, envers son conjoint, par contrat de mariage ou pendant l’union,
CONSTATE que les avantages matrimoniaux qui ont pris effet au cours du mariage et les donations de biens présents resteront acquis,
DIT que les parties seront renvoyées à rechercher un accord sur le règlement de leurs intérêts pécuniaires et à procéder amiablement aux opérations de comptes, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux devant tout notaire de leur choix et en cas de litige, à saisir le Juge aux affaires familiales pour qu’il soit statué sur le partage judiciaire et ce, conformément aux dispositions des articles 1359 et suivants du code de procédure civile,
ATTRIBUE à Mme [L] [R] le droit au bail et, éventuellement, le droit à maintien dans les lieux afférents au local d’habitation, sis à [Adresse 3] à [Localité 7], sous réserve des droits du propriétaire,
Sur les conséquences du divorce relatives aux enfants :
DÉBOUTE M. [M] [K] de sa demande d’exercice conjoint de l’autorité parentale,
DIT que l’autorité parentale à l’égard de [J], [L] et [E] sera exercée exclusivement par Mme [L] [R],
RAPPELLE que le parent qui n'a pas l'exercice de l'autorité parentale conserve le droit et le devoir de surveiller l'entretien et l'éducation de l'enfant, qu’il doit être informé des choix importants relatifs à la vie de ce dernier et qu’il doit respecter l'obligation de contribution à l'entretien et l'éducation de l'enfant qui lui incombe,
FIXE la résidence habituelle des enfants [J], [L] et [E] au domicile de Mme [L] [R],
RÉSERVE le droit de visite et d’hébergement de M. [M] [K] à l’égard des enfants [L] et [E],
INSTAURE un droit de visite en espace rencontre au profit de M. [M] [K] pour l'enfant [J] [K] et désigne l’association [Adresse 4] [1], [Adresse 5] (01.43.07.97.34) ([Courriel 1]), pour organiser ce droit de visite,
DIT que M. [M] [K] exercera ce droit de visite dans les locaux de l’association à raison d’une à deux fois par mois, pendant une durée de 6 mois à compter de la première rencontre, à charge pour Mme [L] [R] d’y conduire l’enfant et de l’y reprendre,
DIT que les jours et heures de droit de visite seront déterminés par l’association [Adresse 6] selon un calendrier et des modalités à convenir, en fonction de ses contraintes de services,
DIT que les visites s’exerceront au sein de l’espace rencontre sans possibilité de sorties extérieures,
DIT que pendant les vacances scolaires, ce droit sera maintenu,
DIT que pour l’organisation des visites, les parents devront s’adresser sans délai au secrétariat de l’association en téléphonant au 01.43.07.97.34. Sans prise de contact des parents, l’association établira un rapport de carence au magistrat compétent.
DIT que les parents devront se conformer au règlement de fonctionnement de l’espace rencontre,
DIT que l’association désignée pourra suspendre d’office le droit de visite en cas de conditions ou de comportement inadaptés, à charge d’en référer dans les meilleurs délais au juge aux affaires familiales,
DIT que l’association devra communiquer au Tribunal et aux parties un rapport sur le déroulement des visites à l’issue de la mesure,
MAINTIENT à la somme de 170 € par enfant soit 510 € la contribution pour les enfants et leur entretien, que devra régler M. [M] [K] à Mme [L] [R], en sus des prestations sociales, d’avance et au plus tard le cinq de chaque mois, à son domicile, et en tant que besoin l’y condamne.
DIT que la part contributive sera due jusqu’à la majorité et le cas échéant au-delà de la majorité jusqu’à la fin des études, à charge pour Mme [L] [R] de justifier au début de chaque année scolaire de la poursuite de la scolarité par les enfants,
DIT que la part contributive sera due jusqu’à l’exercice par les enfants d’une activité rémunérée régulière,
DIT que la part contributive à l’entretien et à l’éducation des enfants est due douze mois sur douze,
DIT que cette part contributive variera de plein droit le 1er mars de chaque année et pour la première fois le 1er mars 2027 en fonction des variations de l’indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé publié par l’[2] selon la formule :
Pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
Indice de base
Dans laquelle B est l’indice de base publié au jour de la décision et A le dernier indice publié à la date de la revalorisation.
DIT que la contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants, fixée par la présente décision sera versée par M. [M] [K] à Mme [L] [R] par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales en applications du dernier alinéa II de l'article 373-2-2 du Code civil,
RAPPELLE que M. [M] [K] devra continuer à verser cette contribution entre les mains de Mme [L] [R] jusqu'à la date de mise en œuvre effective de l'intermédiation financière qui lui sera notifiée par l'organisme débiteur des prestations familiales,
RAPPELLE qu'il appartient au débiteur de la pension alimentaire d'effectuer chaque année la réévaluation de celle-ci selon les modalités susvisées,
INDIQUE aux parties que les indices des prix à la consommation sont communicables par l'INSEE (téléphone : [XXXXXXXX01], ou INSEE www.insee.fr),
RAPPELLE, conformément aux dispositions de l'article 465-1 du code de procédure civile, qu'en cas de défaillance du débiteur de la pension dans le règlement des sommes dues :
1° Le créancier peut obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs voies d'exécution suivantes :
Saisie-attribution dans les mains d'un tiers, Autres saisies, Paiement direct entre les mains de l'employeur (saisie-arrêt du salaire)Recouvrement direct par l'intermédiaire du Procureur de la République,2° Le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code pénal,
Sur les mesures accessoires :
DIT que chaque partie conservera la charge des dépens par elle exposés,
CONSTATE que la présente décision est exécutoire de plein droit par provision en ce qui concerne les mesures relatives aux enfants,
DIT n’y avoir lieu à ordonner l’exécution provisoire pour le surplus,
RAPPELLE que la présente décision prévoyant le versement de la pension alimentaire par l'intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales sera notifiée aux parties par le greffe par lettre recommandée avec demande d’avis de réception,
RAPPELLE qu’en cas de retour au greffe de la lettre de notification, dont l'avis de réception n’a pas été signé dans les conditions prévues à l’article 670 du code de procédure civile, le greffier invitera les parties à procéder par voie de signification,
RAPPELLE que la présente décision est susceptible d'appel dans le mois suivant la notification, ou à défaut la signification par voie de commissaire de justice, et ce, auprès du greffe de la cour d'appel de Paris,
INFORME les parties que :
Les demandes de modification des mesures portant sur les modalités de l’exercice de l’autorité parentale ou la contribution à l’entretien et l’éducation des enfants déposées au greffe du tribunal judiciaire d’Évry à partir du 1er janvier 2025 feront l’objet d’une radiation , s’il n’est pas justifié qu’une tentative de médiation familiale au moins dans le cadre d’une rencontre avec un médiateur pour information des parties sur l’objet et le déroulement d’une mesure de médiation, a été effectuée préalablement, sauf en cas de demande conjointe des parents pour faire homologuer une convention ou si des violences ont été commises par l’un des parents sur l’autre ou sur l’enfant ou en cas d’autres motifs légitimes soumis à l’appréciation du juge,
En cas de radiation, les parties souhaitant un rétablissement au rôle pour voir juger leurs demandes, devront alors dans un délai maximal de deux ans justifier avoir procédé à cette tentative de médiation familiale, une information sur la médiation familiale étant disponible au service d’accueil du tribunal, dans les maisons et les points d’accès au droit,
PRONONCÉ par mise à disposition au Greffe le 03 mars 2026 par Mme Catherine RAYNOUARD première vice-présidente chargée des affaires familiales, assistée de Mme Mari-Wenn SEIGNEURET Greffière, lesquelles ont signé la minute du présent jugement.
LA GREFFIERE LA JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
TRIBUNAL JUDICIAIRE
D’[Localité 3]-[Localité 8]
[Adresse 7]
[Localité 9]
JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
4ème Chambre E
Références : N° RG 24/00063 - N° Portalis DB3Q-W-B7H-PYZB
03 Mars 2026
DESTINATAIRE
Mme [L], [Z] [R] épouse [K]
[Adresse 3]
[Localité 10]
Madame, Monsieur,
Vous trouverez ci-joint une copie revêtue de la formule exécutoire de la décision rendue par le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire d'Évry-Courcouronnes dans l'affaire vous concernant. Une copie de cette décision a également été adressée à l'autre partie par lettre simple.
Comment faire courir le délai d'appel ou faire exécuter la décision par l'autre partie ?
Vous devez signifier la décision à la partie adversaire. Pour cela, vous devez vous adresser à un commissaire de justice (anciennement appelé huissier de justice) du lieu où demeure l'autre partie (articles 651 et 675 du code de procédure civile). Une signification est un acte payant. Selon vos ressources, vous pouvez bénéficier de l'aide juridictionnelle (demande à télécharger sur le site justíce.fr).
Attention : si votre adversaire n'était pas présent à I'audience et n'avait pas d'avocat, vous devez lui signifier la décision dans les 6 mois à compter du prononcé du iugement. Passé ce délai, la décision est dite caduque, c'est-à-dire sans valeur.
Comment faire appel de la décision qui a été rendue ?
A partir de la date de signification, vous avez un mois (pour un jugement) ou quinze jours (pour une ordonnance) pour faire appel auprès de la Cour d'Appel de Paris (article 538 du code de procédure civile). La représentation par avocat est obligatoire. Pour plus d'information, vous pouvez consulter le site justice.fr.
TRÈS IMPORTANT : les jugements ou ordonnances rendus sont des documents officiels. Il vous appartient de les conserver et d'en faire des photocopies pour les différentes personnes qui vous en feraient la demande. Aucune seconde copie revêtue de la formule exécutoire ne vous sera délivrée, sauf motif légitime, conformément à l'article 465 du code de procédure civile (actuellement nos délais de traitement des demandes de copie sont de 3 à 6 mois).
TRIBUNAL JUDICIAIRE
D’[Localité 3]-[Localité 8]
[Adresse 7]
[Localité 9]
JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
4ème Chambre E
Références : N° RG 24/00063 - N° Portalis DB3Q-W-B7H-PYZB
03 Mars 2026
DESTINATAIRE
M. [M] [K]
[Adresse 8]
[Localité 11]
Madame, Monsieur,
Vous trouverez ci-joint une copie revêtue de la formule exécutoire de la décision rendue par le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire d'Évry-Courcouronnes dans l'affaire vous concernant. Une copie de cette décision a également été adressée à l'autre partie par lettre simple.
Comment faire courir le délai d'appel ou faire exécuter la décision par l'autre partie ?
Vous devez signifier la décision à la partie adversaire. Pour cela, vous devez vous adresser à un commissaire de justice (anciennement appelé huissier de justice) du lieu où demeure l'autre partie (articles 651 et 675 du code de procédure civile). Une signification est un acte payant. Selon vos ressources, vous pouvez bénéficier de l'aide juridictionnelle (demande à télécharger sur le site justíce.fr).
Attention : si votre adversaire n'était pas présent à I'audience et n'avait pas d'avocat, vous devez lui signifier la décision dans les 6 mois à compter du prononcé du iugement. Passé ce délai, la décision est dite caduque, c'est-à-dire sans valeur.
Comment faire appel de la décision qui a été rendue ?
A partir de la date de signification, vous avez un mois (pour un jugement) ou quinze jours (pour une ordonnance) pour faire appel auprès de la Cour d'Appel de Paris (article 538 du code de procédure civile). La représentation par avocat est obligatoire. Pour plus d'information, vous pouvez consulter le site justice.fr.
TRÈS IMPORTANT : les jugements ou ordonnances rendus sont des documents officiels. Il vous appartient de les conserver et d'en faire des photocopies pour les différentes personnes qui vous en feraient la demande. Aucune seconde copie revêtue de la formule exécutoire ne vous sera délivrée, sauf motif légitime, conformément à l'article 465 du code de procédure civile (actuellement nos délais de traitement des demandes de copie sont de 3 à 6 mois).
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