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TJ 14118, 30 juill. 2026, RG 24/01682


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Date
30/07/2026
Numéro
24/01682
Lieu / cour
tj14118
Chambre
JAF Cabinet 3
Type
other
MàJ source
2026-07-31
Id
6a6c124ad6da0419628f2d39

Texte de la décision

7,946 caractères

N° REPERTOIRE GENERAL : N° RG 24/01682 - N° Portalis DBW5-W-B7I-IYFP
N° de minute :26/

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE CAEN

JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES

Cabinet 3

JUGEMENT RENDU LE 30 JUILLET 2026

PARTIE DEMANDERESSE :

Madame [C], [S], [U] [Z] épouse [M]
née le [Date naissance 1] 1955 à [Localité 1]
demeurant [Adresse 1]

Représentée par Me Olivier LEHOUX, Avocat

PARTIE DEFENDERESSE :

Monsieur [F] [E], [P] [M]
né le [Date naissance 2] 1955 à [Localité 2]
demeurant [Adresse 2] B) - [Localité 3]

Représenté par Me Alexandra TULEFF, Avocat

JUGEMENT :

Jugement rendu sans débat selon les dispositions de l’article 799 al 2 du code de procédure civile et prononcé publiquement par mise à disposition au greffe le 30 JUILLET 2026, après prorogation de la date indiquée à l’issue des débats
signé par G.GUESDON, Juge aux Affaires Familiales
assistée de C. IMBEAUD, Greffier

Copie exécutoire délivrée le
à :
- Me Olivier LEHOUX - 137
- Me Alexandra TULEFF - 08
+ CCC à chaque partie par LRAR (ARIPA)

[Motifs de la décision occultés]

[Motifs de la décision occultés]

PAR CES MOTIFS

Statuant publiquement par décision contradictoire et en premier ressort, après débats en chambre du conseil ;

Le Juge aux Affaires Familiales :

Vu l’ordonnance sur mesures provisoires rendue le 21 novembre 2024,

Vu la proposition de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux ;

Prononce le divorce aux torts de l’époux :

de

Monsieur [F], [E], [P] [M],
né le [Date naissance 2] 1955 à [Localité 2]

et de

Madame [C], [S], [U] [Z]
née le [Date naissance 1] 1955 à [Localité 4]

mariés le [Date mariage 1] 1978 à [Localité 5] ( 44)

en application de l’article 242 du Code Civil.

Dit que le dispositif du présent jugement fera l’objet d’une mention en marge de l’acte de mariage des époux et de l’acte de naissance de chacun d’eux ;

Renvoie les parties à procéder amiablement, s’il y a lieu, aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux et, en cas de litige, à assigner devant le juge de la liquidation .

Condamne Monsieur [M] à payer à Madame [Z] une prestation compensatoire sous la forme d’un capital de 60 000 euros.

Donne acte à Madame [Z] de ce qu’elle ne demande pas à conserver l’usage du nom de son conjoint.

Déboute Madame [Z] de sa demande de dommages et intérêts.

Dit que les effets du divorce entre les parties en ce qui concerne leurs biens remonteront au 7 janvier 2021.

Constate la révocation de plein droit des donations et avantages matrimoniaux qui prennent effet à la dissolution du mariage ainsi que des dispositions à cause de mort que les époux auraient pu se consentir.

Déboute Madame [Z] de sa demande d’indemnité sur le fondement des dispositions de l’article 700 du Code de Procédure civile.

Dit n’y a voir lieu à exécution provisoire.

Déboute les parties de leurs demandes plus amples ou contraires.

Condamne Monsieur [M] aux dépens et dont distraction au profit de Maître LEHOUX, avocat de la cause, conformément aux dispositions de l’article 699 du Code de Procédure civile.

LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES

C. IMBEAUD G. GUESDON

NOTICE D’INFORMATION
pension alimentaire - contribution aux charges du mariage
prestation compensatoire sous forme de rente viagère - subsides

les informations présentées ci-dessous sont sommaires
Il convient de se reporter aux articles cités pour plus de précision.

Modalités de recouvrement de la pension alimentaire
En cas de défaillance dans le règlement des pensions alimentaires, y compris l’indexation, le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes :
- le paiement direct (art. L213-1 à L213-6 ET R213-1 à R213-10 du code des procédures civiles d’exécution) ;
- le recouvrement par le Trésor Public, par l’intermédiaire du Procureur de la République (art. L 161-3 et R 161-1 du code des procédures civiles d’exécution et Loi n°75-618 du 11 juillet 1975) ;
- le recouvrement par l’organisme débiteur des prestations familiales (loi n°4-1171 du 22 décembre 1984 ; articles L 581-1 à L 581-10 et R 581-2 à R 581-9 du code de la sécurité sociale ; décret n°86-1073 du 30 septembre 1986) ;
- les voies d’exécution de droit commun : saisie des rémunérations, saisie-attribution, saisie-vente, saisie immobilière
Rappelle qu’en cas de manquement à l’obligation de payer la pension alimentaire, le parent créancier peut en obtenir le règlement forcé par l’intermédiaire de l’agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires (ARIPA : www.pension-alimentaire.caf.fr) dès le premier incident de paiement en s’adressant  à sa caisse d’allocations familiales –CAF - ou caisse de la mutualité sociale agricole –[1],  afin de lui demander d’agir en son nom pour obtenir le versement des sommes à venir et recouvrer les pensions alimentaires impayées, partiellement ou irrégulièrement payées, dans la limite des vingt-quatre derniers mois.

Rappelle que le parent créancier peut également utiliser l’une ou plusieurs voies civiles d’exécution ;

Rappelle que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire.

Modalités d’indexation de la pension alimentaire (le cas échéant)

Le calcul de l’indexation s’effectue selon la formule suivante :

Pension revalorisée = montant initial x nouvel indice
indice de base

dans laquelle l’indice de base est le dernier indice publié à la date de la décision rendue et l’indice de référence, le dernier indice publié à la date de la revalorisation.

Le débiteur peut avoir connaissance de cet indice en consultant le site : www.insee.fr ou www.servicepublic.fr

Modalités de révision de la pension alimentaire
- Il appartient au parent ayant à charge un enfant majeur de prévenir le parent débiteur de la pension alimentaire le jour où l’enfant sera en mesure de subvenir à ses besoins (pour les contributions à l’entretien et l’éducation).
- Si des éléments nouveaux notables dans la situation du créancier ou dans celle du débiteur font apparaître que l’équilibre entre les besoins de l’un et les ressources de l’autre n’est plus respecté, il est possible de demander la révision de la pension alimentaire, en produisant des pièces justificatives.
- Cette demande est portée devant le Juge aux Affaires Familiales territorialement compétent selon les critères posés par l’article 1070 du code de procédure civile.
- Cette demande est présentée par requête datée et signée ou par assignation (délivrée par un huissier de justice), mentionnant les noms, prénoms et adresses des parties (article 1137 du code de procédure civile).
- L’assistance d’un avocat n’est pas obligatoire en première instance.

Sanctions pénales encourues
délit d’abandon de famille (articles 227-3 à 227-4-3, et 227-29 du code pénal) :en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues, le débiteur encourt les peines de deux ans d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende, outre les peines complémentaires.s’il ne notifie pas son changement de domicile au créancier dans un délai d’un mois à compter de ce changement, le débiteur de la pension alimentaire (ou de la contribution, des subsides ou de toute autre prestation) encourt les peines de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende, outre les peines complémentaires.délit d’organisation frauduleuse de son insolvabilité (articles 314-7 à314-9 du code pénal : en cas d’organisation ou d’aggravation de son insolvabilité (augmentation du passif, diminution de l’actif de son patrimoine, dissimulation ou diminution de ses revenus, dissimulation de certains de ses biens) pour se soustraire au paiement de la pension alimentaire (ou de la contribution aux charges du mariage, des subsides ou de toute autre prestation) qu’une décision judiciaire l’oblige à payer, le débiteur encourt les peines de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.

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