TJ 31555, 30 juill. 2026, RG 26/01058
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Texte de la décision
N° RG 26/01058 - N° Portalis DBX4-W-B7K-VFQ6
MINUTE N° : 26/
DOSSIER : N° RG 26/01058 - N° Portalis DBX4-W-B7K-VFQ6
NAC: 58E
FORMULE EXÉCUTOIRE
délivrée le
à Me Cécile DEVYNCK
à la SCP BARBIER ET ASSOCIES
à Me Anne PANAYE
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULOUSE
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 30 JUILLET 2026
DEMANDEUR
M. [M] [W], demeurant [Adresse 1]
représenté par Maître Cécile DEVYNCK, avocat au barreau de TOULOUSE
DÉFENDERESSES
SOCIÉTÉ MAAF ASSURANCES, assureur multirisques habitation de M. [W], dont le siège social est sis [Adresse 2]
représentée par Maître Pierre JOURDON de la SCP BARBIER ET ASSOCIES, avocats au barreau de TOULOUSE
SA QBE EUROPE SA/NV, assureur responsabilité civile/décennale d’[R], dont le siège social est sis [Adresse 3]
défaillant
SAS [R] FRANCE, dont le siège social est sis [Adresse 4]
représentée par Maître Anne PANAYE, avocat au barreau de TOULOUSE, avocat postulant et Maître Stéphanie NGUYEN NGOC, avocat au barreau de PARIS, avocat plaidant
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Lors des débats à l’audience publique du 18 juin 2026
PRÉSIDENT : Audrey FERRE, Vice-présidente
GREFFIER : Audrey LEUNG KUNE CHONG, Greffier
ORDONNANCE
PRÉSIDENT : Audrey FERRE, Vice-présidente
GREFFIER : Claire SAGNARDON, Adjointe Administrative faisant fonction de Greffier
Prononcée publiquement par mise à disposition au greffe,
EXPOSE DU LITIGE
Par actes de commissaire de justice du 28 et 29 mai 2026, auxquels il convient de se reporter pour un plus ample exposé, Monsieur [M] [W] a fait assigner la SA MAAF ASSURANCES, la SAS [R] FRANCE et la SA QBE EUROPE SA/NV devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Toulouse pour ordonner une expertise judiciaire, sur le fondement de l'article 145 du code de procédure civile, du fait des désordres affectant l'immeuble sis [Adresse 5] à MERENVIELLE (31530), à la suite de travaux d'injections de résine dans le sol, et réserver les dépens.
L'affaire a été retenue à l'audience du 18 juin 2026.
Monsieur [M] [W] maintient les termes de son assignation.
Concluant en réponse, la SA MAAF ASSURANCES ne s'oppose pas sous les protestations et réserves d'usage à la mesure d'expertise.
Concluant en réponse, la SAS [R] FRANCE ne s'oppose pas sous les protestations et réserves d'usage, à la mesure d'expertise et sollicite que la mission de l'expert soit complétée telle que « Préciser si les désordres affectant la zone traitée par injections ou se situent hors périmètre d'intervention. Préciser au stade de la recherche des causes si les désordres sont consécutifs : à l'absence de protection hydrique, au défaut de remplacement du drain, au défaut de suppression de la végétation, à l'absence de création d'un joint de pré-fissuration, à un épisode de sècheresse postérieur à l'intervention de la société [R], à toutes autres causes. »
Assignée par acte remis à domicile, la SA QBE EUROPE SA/NV n'a pas comparu.
MOTIFS DE LA DECISION
Suivant l'article 145 du code de procédure civile, peuvent être ordonnées en référé, toutes mesures légalement admissibles chaque fois qu'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve des faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige.
Il appartient au juge de s'assurer souverainement de l'existence d'un motif légitime, c'est à dire un fait crédible et plausible, ne relevant pas de la simple hypothèse et qui présente un lien utile avec un litige potentiel futur dont l'objet et le fondement juridique sont suffisamment déterminés et dont la solution peut dépendre de la mesure d'instruction sollicitée. Ainsi, si le demandeur à la mesure d'instruction n'a pas à démontrer l'existence des faits qu'il invoque, puisque cette mesure in futurum est justement destinée à les établir, il doit néanmoins justifier d'éléments rendant crédibles ses suppositions et justifier que le litige potentiel n'est pas manifestement voué à l'échec et que la mesure est de nature à améliorer la situation probatoire du demandeur.
Enfin, si l'assureur peut vouloir émettre des réserves sur sa garantie lorsqu'il prend la direction du procès en application de l'article L.113-17 du code des assurances, dont il convient de lui donner acte, il sera rappelé que l'application de l'article 145 du code de procédure civile n'implique aucun préjugé sur la responsabilité des parties appelées à la procédure, ni sur les chances de succès du procès susceptible d'être ultérieurement engagé. Dès lors, nul besoin de donner acte des « protestations et réserves » des défendeurs autres que les assureurs, étant rappelé au surplus qu'il ne s'agit en ce cas-là pas d'une prétention au sens de l'article 4 du code de procédure civile.
En l'espèce, le demandeur, Monsieur [M] [W] a confié la réalisation de travaux concernant sa maison sise [Adresse 5] à [Localité 1] à la SAS [R] FRANCE, selon devis du 25 mai 2020 et facture du 31 août 2020. Ces travaux consistaient en un traitement du sol par injection de résine expansive [R] sous contrôle laser et ils ont fait l'objet d'une réception sans réserve, selon le procès-verbal de réception de travaux du 31 août 2020. La SAS [R] FRANCE est assurée par la SA QBE EUROPE SA/NV, selon l'attestation d'assurance du 31 décembre 2019. Le demandeur est assuré par la SA MAAF ASSURANCES au titre de son contrat d'habitation, selon la lettre du 29 septembre 2023. Un arrêté de catastrophe nature est intervenue pour la commune de [Localité 2] pour la période du 1er octobre au 31 décembre 2022 pour le phénomène mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
Les pièces produites aux débats (notamment le compte rendu d'expertise amiable d'investigations géotechniques réalisé par 2GH le 25 août 2020, le rapport d'expertise amiable [H] EXPERTISE du 26 décembre 2023 et le compte rendu d'expertise amiable [J] du 18 juillet 2024) rendent vraisemblables les désordres allégués par le demandeur sur l'immeuble, tels que l'apparition de fissures structurelles notamment au niveau du garage et de la cage d'escalier à l'intérieur de la maison, la dégradation importante du seuil et un affaissement de la dalle du garage. Le rapport [H] conclut au fait que la sécheresse n'est pas le facteur déterminant des désordres et que le traitement du sol par injection par [R] a renforcé l'assise des fondations localement mais a créé une hétérogénéité de l'assise de la maison expliquant les différentes fissures constatées sur les façades SE NE et intérieures. Le rapport [J] indique que le mouvement du seuil du garage et la dégradation du dallage intérieur est probablement consécutif au renforcement des fondations initiées par la société [R] et ajoute que la présence de fissures plus récentes et symptomatiques d'un mouvement actif de la structure peut être relié au phénomène de catastrophe naturelle sécheresse, retraits et gonflements des argiles, et doit être traité par l'assureur multirisques habitation.
En l'état de ces conclusions divergentes d'expertises amiables, une expertise judiciaire est nécessaire, dans les termes du dispositif, en mettant à la charge de Monsieur [M] [W] le paiement de la consignation initiale quant aux frais d'expertise, et ce, au contradictoire de la SA MAAF ASSURANCES, la SAS [R] FRANCE et la SA QBE EUROPE SA/NV, aux fins de déterminer, notamment, les causes des désordres, les travaux de reprise, les responsabilités encourues et les potentiels préjudices subis.
La mission de l'expert sera libellée comme suit dans le dispositif, en tenant compte de la mission proposée par le demandeur, ainsi que des demandes d'extension formées par le défendeur, à l'exception de toute question orientée ou juridique.
Les dépens seront à la charge du demandeur, Monsieur [M] [W], dès lors que le fondement de l'action s'analyse comme une recherche probatoire au bénéfice de la partie qui en prend l'initiative, justifiant qu'il en assume la charge dans un premier temps. Ainsi, les dépens ne sauraient être réservés, dans la mesure où la présente ordonnance met fin à l'instance et où le juge des référés est tenu de statuer sur leur sort en application de l'article 491 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS,
Le juge des référés statuant par ordonnance réputée contradictoire, rendue publiquement, par mise à disposition au greffe, en premier ressort et par décision exécutoire par provision,
Au principal, renvoie les parties à se pourvoir ainsi qu'elles en aviseront ;
Mais, sans délai,
Tous droits et moyens étant réservés sur le fond,
Donne acte à la SA MAAF ASSURANCES de ses réserves de garantie ;
Ordonne une expertise judiciaire et commet en qualité d'expert :
[Y] [X]
[Adresse 6]
[Localité 3]
Tél : [XXXXXXXX01] [Localité 4] : [XXXXXXXX02]
Mél : [Courriel 1]
ou, à défaut :
[U] [C]
[Adresse 7]
[Localité 5]
Port. : 06 08 96 71 92 Mèl : [Courriel 2]
Au contradictoire de l'ensemble des parties à la présente instance
Avec mission de :
- prendre connaissance de tous documents utiles à l'accomplissement de sa mission, des conventions intervenues entre les parties,
- visiter les lieux, [Adresse 5] à [Localité 1], les parties en présence des parties dument convoquées, leurs conseils avisés ;
- vérifier le cadre administratif, réglementaire et contractuel dans lequel la situation est intervenue ainsi que les conditions d'assurance,
- décrire l'état d'avancement des travaux d'injections confiés à la SAS [R] FRANCE,
- rechercher s'il y a eu réception, selon quelles modalités et dire s'il y a eu des réserves en précisant leur suivi,
- décrire les ouvrages,
- dire si les travaux effectués par les divers intervenants sont conformes quantitativement et qualitativement aux engagements contractuels pris et s'ils sont achevés,
- dire si l'immeuble présente les désordres et malfaçons précisément invoqués dans l'assignation et ses pièces,
- dans l'affirmative, en indiquer la nature et l'étendue en précisant s'ils peuvent compromettre la stabilité ou la solidité de l'immeuble ou le rendre impropre à l'usage auquel il est destiné en l'affectant dans l'un de ses éléments constitutifs ou l'un de ses éléments d'équipement,
- Préciser si les désordres affectent la zone traitée par injections par la SAS [R] ou se situent hors de son périmètre d'intervention,
- dire quelles sont les causes de ces désordres et malfaçons en précisant s'ils sont imputables à une erreur de conception, à une faute d'exécution, à la mauvaise qualité des matériaux mis en œuvre, à une erreur d'utilisation de l'ouvrage, à un défaut d'entretien par son propriétaire, ou à toute autre cause qui sera indiquée, notamment une catastrophe naturelle reconnue par l'administration, et en ce cas préciser si la cause déterminante est l'intensité anormale d'un agent naturel ou la succession anormale d'événements de sécheresse d'ampleur significative lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir le dommage n'ont pu empêcher leur survenance ou n'ont pu être prises,
- dans l'hypothèse d'un caractère évolutif des désordres, préciser à quel terme et dans quelle mesure l'ouvrage sera affecté,
- dire si les désordres et malfaçons identifiés sont apparus avant ou après la réception de l'ouvrage et s'ils étaient ou non apparents lors de la réception,
- rechercher tous les éléments techniques qui permettront à telle juridiction de déterminer les responsabilités respectives éventuellement encourues,
- indiquer les principes réparatoires nécessaires pour remédier aux désordres, malfaçons ou non conformités, en apprécier le coût et la durée d'exécution au vu des devis remis par les parties,
- préciser si après exécution des travaux de remise en état, les locaux seront affectés d'une moins-value et la quantifier dans l'affirmative,
- indiquer les préjudices éventuellement subis,
- présenter les éléments chiffrés permettant l'apurement des comptes entre parties
A l'issue de la première réunion d'expertise sur les lieux, rédiger une note succincte :
en indiquant les premières constatations opérées, les questions à traiter et notamment les travaux confortatifs urgents énumérant les travaux de remise en l'état sans incidence sur le déroulement de l'expertise, donnant un premier avis, non définitif, sur l'existence, la nature, les causes de désordres ainsi qu'une première approximation du coût des éventuels frais de remise en conformité, présenter les éléments chiffrés permettant l'apurement des comptes entre partie
MODALITES TECHNIQUES
AVIS AUX PARTIES
Dit que, sauf bénéfice de l'aide juridictionnelle, Monsieur [M] [W] devra consigner au greffe du tribunal, une somme de trois mille euros (3 000 euros), dans le mois de la notification de l'avis d'appel de consignation faite par le greffe, sous peine de caducité de la présente désignation conformément l'article 271 du code de procédure civile. Il est rappelé que l'avance des frais ne préjuge pas de la charge finale du coût de l'expertise qui peut incomber à l'une ou l'autre des parties en la cause.
La consignation initiale et les éventuelles consignations complémentaires devront se faire par virement bancaire auprès du régisseur d'avances et de recettes du tribunal, en indiquant en début d'intitulé du virement le numéro RG du dossier, sur le RIB suivant :
IBAN (International Bank Account Number) : [XXXXXXXXXX01]
BIC (Bank Identifier Code) : TRPUFRP1
Enjoint :
- au demandeur ou son conseil de fournir immédiatement à l'expert, toutes pièces utiles à l'accomplissement de la mission,
- aux défendeurs ou leurs conseils de fournir aussitôt que possible et au plus tard 8 jours avant la première réunion, les documents, renseignements, réclamations indispensables au bon déroulement des opérations ;
Invite le demandeur à communiquer sans délai à l'expert une version numérisée de son assignation ;
Dans le but de limiter les frais d'expertise, invite les parties, pour leurs échanges contradictoires avec l'expert et la communication des documents nécessaires à la réalisation de la mesure, à utiliser la voie dématérialisée via l'outil OPALEXE. Cette utilisation se fera dans le cadre déterminé par le site http://www.certeurope.fr et sous réserve de l'accord exprès et préalable de l'ensemble des parties ;
Dit qu'à défaut d'obtenir la remise des pièces qui lui sont nécessaires, l'expert pourra être autorisé par le juge chargé du contrôle des expertises à déposer son rapport en l'état ;
AVIS A L'EXPERT
Rappelle à l'expert qu'il doit, dès sa saisine :
- adresser au greffe de la juridiction l'acceptation de sa mission et un engagement d'impartialité. Tout refus ou tout motif d'empêchement devra faire l'objet d'un courrier circonstancié, adressé dans les 8 jours de sa saisine ; étant précisé que si le magistrat chargé des expertises accepte sa position, l'expert sera remplacé par simple ordonnance et que dans tous les cas, la demande de décharge est communiquée au magistrat du parquet chargé du suivi de la liste des experts,
- vérifier le contenu de sa mission et la qualité des parties et des intervenants aux opérations ainsi que la nécessité de provoquer éventuellement la mise en cause d'autres acteurs, à la diligence des parties, sous le contrôle, le cas échéant, du magistrat chargé de la surveillance des expertises, ce magistrat devant notamment être informé de toutes difficultés affectant le bon déroulement de la mesure et pouvant accorder, titre exceptionnel, toute prorogation du délai imparti sur demande motivée de l'expert, le magistrat pouvant être saisi de toute demande particulière conditionnant, au niveau matériel ou financier, la poursuite de l'expertise. Le magistrat fixera, s'il y a lieu, toute provision complémentaire. Il sera saisi de toute demande particulière conditionnant, au niveau matériel ou financier, la poursuite de l'expertise. Il décidera aussi, saisi sur incident et après note spéciale de l'expert, de l'exécution de travaux urgents, au besoin pour le compte de qui il appartiendra,
- établir à l'issue de la première réunion, une fiche récapitulative établie en la forme simplifiée (fiche dite "des 45 jours"), en vue d'assurer un déroulement efficace de ses opérations, adressée au juge chargé de la surveillance des expertises,
- préciser sans délai aux parties le calendrier de ses opérations, le coût prévisible de sa mission sous réserve de l'évolution de celle-ci et de la décision finale du juge taxateur. Il devra au fur et à mesure de sa mission solliciter les provisions nécessaires afin que celles-ci soient le plus proche possible du coût final.
Demande à l'expert de s'adresser à la boite structurelle de la juridiction dédiée à l'expertise ([Courriel 3]) ;
Dit que l'expert s'assurera, à chaque réunion d'expertise, de la communication aux parties des pièces qui lui sont remises, dans un délai permettant leur étude, conformément au principe de la contradiction ;
Dit que les pièces seront numérotées en continu et accompagnées d'un bordereau récapitulatif ;
Dit que l'expert devra procéder dans le respect absolu du principe du contradictoire, établir un inventaire des pièces produites entre ses mains ainsi que des documents utilisés dans le cadre de sa mission et répondre aux dires que les parties lui communiqueront en cours d'expertise ou avant le dépôt du rapport final, dans le cadre du pré-rapport qu'il établira de façon systématique, éventuellement en la forme dématérialisée pour éviter un surcoût, en rappelant aux parties qu'elles sont irrecevables à faire valoir des observations au delà du délai fixé ;
Dit que l'expert devra convoquer toutes les parties par lettre recommandée avec accusé de réception et leur avocat par lettre simple ;
Rappelle que, selon les dispositions de l'article 276 du code de procédure civile : "lorsque l'expert a fixé aux parties un délai pour formuler leurs observations ou réclamations, il n'est pas tenu de prendre en compte celles qui auraient été faites après l'expiration de ce délai, à moins qu'il n'existe une cause grave et dûment justifiée, auquel cas, il en fait rapport au juge ; lorsqu'elles sont écrites, les dernières observations ou réclamations des parties doivent rappeler sommairement le contenu de celles qu'elles ont présentées antérieurement, à défaut, elles sont réputées abandonnées par les parties ; l'expert devant faire mention, dans son avis, de la suite donnée aux observations ou réclamations présentées",
Dit qu'à l'issue de ses opérations, l'expert organisera une réunion de clôture au cours de laquelle il informera les parties du résultat de ses investigations et recueillera leurs ultimes observations le tout devant être consigné dans son rapport, l'expert pouvant toutefois substituer à cette réunion, l'envoi d'un pré-rapport en impartissant un délai aux parties qui ne pourra être inférieur à 15 jours, pour présenter leurs observations,
Fixe à l'expert un délai maximum de NEUF MOIS à compter de sa saisine (date figurant sur l'avis de consignation du greffe) pour déposer son rapport accompagné seulement des pièces complémentaires recueillis par ses soins ou auprès de tiers, sauf prorogation accordée par le juge chargé du contrôle des expertises ;
Autorise l'expert, en vertu de l'article 278 du code de procédure civile, à s'adjoindre tout technicien ou homme de l'art, distinct de sa spécialité ;
Rappelle que l'expert n'autorise aucun travaux de reprise, sauf urgence, après débats éventuels devant le juge chargé du suivi des expertises ou de la mise en état, selon le cas ;
Souligne qu'il n'entre pas dans la mission de l'expert de diriger ou de contrôler l'exécution des travaux dont la bonne fin est réceptionnée conformément au cadre légal ;
Condamne Monsieur [M] [W] aux dépens de l'instance.
La minute a été signée par le président et le greffier aux jour, mois et an énoncés en en-tête.
La Greffière, La Présidente,
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