CA Paris, 8 août 2026, RG 26/04419
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Texte de la décision
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE PARIS
L. 742-1 et suivants du Code de l'entrée et du séjour
des étrangers et du droit d'asile
ORDONNANCE DU 08 AOÛT 2026
(2 pages)
Numéro d'inscription au répertoire général et de décision : B N° RG 26/04419 - N° Portalis 35L7-V-B7K-CNUBD
Décision déférée : ordonnance rendue le 06 août 2026, à 14h29, par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Paris
Nous, Stéphane Therme, conseiller à la cour d'appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assisté de Carole Tréjaut, greffière aux débats et au prononcé de l'ordonnance,
APPELANT
LE PREFET DE POLICE
représenté par Me Sophie Schwilden du Cabinet Schwilden-Gabet, avocat au barreau de Seine-Saint-Denis
INTIMÉ
M. [C] [J] [I] [O]
né le 03 janvier 1992 à [Localité 1], de nationalité colombienne
LIBRE, non comparant, non représenté, convoqué au centre de rétention de [Localité 2], faute d'adresse déclarée,
MINISTÈRE PUBLIC, avisé de la date et de l'heure de l'audience,
ORDONNANCE :
- réputée contradictoire,
- prononcée en audience publique,
- Vu l'ordonnance du 06 août 2026 du magistrat du siège du tribunal judiciaire de déclarant recevable la requête en contestation de la légalité du placement en rétention de l'intéressé, constatant son irrégularité, ordonnant en conséquence la mise en liberté de l'intéressé et lui rappelant qu'il a l'obligation de quitter le territoire national ;
- Vu l'appel motivé interjeté le 07 août 2026, à 12h56, par le conseil du préfet de police ;
- Après avoir entendu les observations du conseil du préfet tendant à l'infirmation de l'ordonnance ;
SUR QUOI,
EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCEDURE
M. [I] [O], né le 03 janvier 1992 à [Localité 1], de nationalité Colombienne, a fait l'objet d'une décision du préfet du 05 août 2026.
Le 5 août 2026, le préfet a saisi le juge du tribunal judiciaire aux fins de prolongation de la rétention administrative.
Par ordonnance du 6 août 2026 à 14 heures 29, le magistrat du siège chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de liberté de [Localité 3] a ordonné la mainlevée du placement en rétention.
Le conseil du préfet a interjeté appel de cette décision le 07 août 2026 à 12h50 expliquant que la menace à l'ordre public résulte des mentions des actes des autorités espagnoles ; le délai pour instruire une demande d'asile court à compter de la réception de la demande et n'était pas expiré.
MOTIVATION
La seule mention des motifs indiqués dans la fiche des autorités espagnoles est insuffisante à caractériser une menace à l'ordre public, qui est insuffisamment caractérisée.
Ce seul motif justifie la confirmation de la décision du premier juge.
PAR CES MOTIFS
CONFIRMONS l'ordonnance,
ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d'une expédition de la présente ordonnance.
Fait à [Localité 3] le 08 août 2026 à 13h27
LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,
REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS:
Pour information:
L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition.
Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public.
Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification.
Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur.
Le préfet ou son représentant
Absent lors du prononcé
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