TJ 77284, 24 août 2026, RG 24/02244
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Texte de la décision
TRIBUNAL JUDICIAIRE de MEAUX
2ème Chambre
Affaire :
[J] [B], [V] [M] épouse [K]
C/
[Z] [N] [K]
N° RG 24/02244 - N° Portalis DB2Y-W-B7I-CDNSP
Nac :20L
Minute : 26/
NOTIFICATION LE :
1 FE Maître Alain THIBAULT
1 FE Maître [X] [S]
1 CD
JUGEMENT DU 24 Août 2026
PARTIES EN CAUSE
DEMANDERESSE :
Madame [J] [B], [V] [M] épouse [K]
née le [Date naissance 1] 1969 à [Localité 1]
[Adresse 1]
[Localité 2]
Rep/assistant : Maître Alain THIBAULT de la SELARL HORME AVOCATS, avocat au barreau de MEAUX
DEFENDEUR :
Monsieur [Z], [N] [K]
né le [Date naissance 2] 1970 à [Localité 3]
[Adresse 2]
[Adresse 3]
[Localité 4]
Rep/assistant : Maître Solange IEVA-GUENOUN de la SCP IEVA-GUENOUN PAIN CALAMARI, avocat au barreau de MEAUX
~~~~~~~
DEBATS
A l'audience en chambre du conseil du 20 mai 2026, Louise PIERRE Juge aux Affaires Familiales, a entendu en leurs plaidoiries les avocats des parties.
La cause a été renvoyée pour jugement à l'audience du 24 Août 2026
Greffier : Carine DUBLINEAU, Greffier
Date de l'ordonnance de clôture : 3 novembre 2025
JUGEMENT
Contradictoire, prononcé publiquement, par mise à disposition au greffe par Louise PIERRE Juge aux Affaires Familiales, la minute étant signée par Madame Louise PIERRE, Juge et Madame Carine DUBLINEAU, Greffier;
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant par mise à disposition au greffe, après débats en chambre du conseil, par jugement contradictoire et en premier ressort,
PRONONCE le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage :
de Madame [J], [B], [V] [M], née le [Date naissance 3] 1969 à [Localité 5] (51)
et Monsieur [Z], [N] [K], né le [Date naissance 2] 1970 à [Localité 6] (02)
mariés le [Date mariage 1] 1996 à [Localité 5] (51) ;
ORDONNE la mention du dispositif du présent jugement en marge de l’acte de mariage et des actes de naissance de chacun des époux ;
RAPPELLE à chaque époux qu’il ne pourra plus user du nom de son conjoint suite au prononcé du divorce ;
RAPPELLE que les effets du divorce dans les rapports pécuniaires et patrimoniaux entre époux sont fixés au 7 mai 2024, date de la demande en divorce ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès d’un époux et des dispositions à cause de mort accordées, le cas échéant, par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
RAPPELLE aux parties qu’il leur appartient, le cas échéant, de procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux, le cas échéant devant tout notaire de leur choix, et, en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du code de procédure civile ;
CONDAMNE Monsieur [Z] [K] à verser à Madame [J] [M], à titre de prestation compensatoire, la somme en capital de QUATRE-VINGT DIX MILLE EUROS (90 000 €) ;
RAPPELLE que l’autorité parentale est exercée conjointement sur l’enfant mineur, [Q], [D], [G] [K], née le [Date naissance 4] 2009 à [Localité 7] (94) ;
RAPPELLE les dispositions de l'article 371-1 du code civil :
« L'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.
Elle appartient aux parents jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.
L'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques.
Les parents associent l'enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité. » ;
DIT qu'à cet effet les parents devront :
* prendre ensemble les décisions importantes notamment concernant la santé, la scolarité et l’éducation religieuse éventuelle des enfants,
* s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre parents, sur l’organisation de la vie des enfants (vie scolaire, médicale, sportive, culturelle, loisirs, vacances…),
* respecter les liens et les échanges des enfants avec l’autre parent. Les enfants ont le droit de communiquer librement par lettre ou téléphone avec le parent chez lequel ils ne résident pas, celui-ci ayant le droit de les contacter régulièrement,
* respecter l’image et la place de l’autre parent auprès des enfants,
* communiquer, se concerter, et coopérer dans l’intérêt des enfants ;
DIT que le parent chez lequel résident effectivement les enfants pendant la période de résidence à lui attribuée est habilité à prendre toute décision usuelle à l'entretien courant des enfants, ou nécessitée par l’urgence (intervention chirurgicale…) ;
RAPPELLE qu’en vertu de l’article 373-2 du code civil alinéa 4 « tout changement de résidence de l’un des parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statuera selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant. Le juge répartit les frais de déplacement et ajuste en conséquence le montant de la contribution à l'entretien et l'éducation de l’enfant » ;
FIXE la résidence habituelle d’[Q], [D], [G] [K], née le [Date naissance 4] 2009 à [Localité 7] (94) au domicile de Madame [J] [M] ;
DIT que la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles le père peut accueillir [Q], [D], [G] [K], née le [Date naissance 4] 2009 à [Localité 7] (94) sont déterminées à l’amiable entre les parents, sous réserve de l’accord d’[Q], à charge pour lui d’aller chercher et reconduire l’enfant au domicile de l’autre parent ou le faire chercher et reconduire par une personne digne de confiance connue de l’enfant ;
RAPPELLE que le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur au titulaire de la résidence habituelle ou du droit de visite et d’hébergement, qui avait le droit de le réclamer, est puni d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende (articles 227-5, 227-10 et 227-29 du code pénal) ;
FIXE à la somme mensuelle de 450 euros la contribution due par le père à la mère pour contribuer à l’entretien et à l’éducation d’[Q], [D], [G] [K], née le [Date naissance 4] 2009 à [Localité 7] (94), avec indexation dans les termes de la décision du 28 juin 2024 et selon les mêmes modalités de versement ;
DIT que les dépenses de santé non remboursées et les dépenses exceptionnelles relatives à la scolarité de l'enfant seront prises en charge par moitié par les parents ou remboursés au parent qui en a fait l'avance sur justification de la dépense à la condition que ces frais soient engagés d'un commun accord ou soient obligatoires, faute de quoi ils seront assumés par le parent qui en a pris l'initiative seul ; Et, au besoin, les y condamne ;
DÉBOUTE les parties de leurs prétentions plus amples ou contraires ;
CONDAMNE Madame [J] [M] et Monsieur [Z] [K] aux dépens qui seront partagés par moitié entre les parties ;
RAPPELLE que les mesures portant sur l’exercice de l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire ;
ORDONNE l’exécution provisoire des dispositions relatives à la prestation compensatoire et du surplus des dispositions du présent jugement;
RAPPELLE que la présente décision doit être signifiée par acte de commissaire de justice faute de quoi elle n'est pas susceptible d'exécution forcée.
LA GREFFIERE LA JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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